San Pedro de Atacama. Tout est dit !

The place to be - Là où il faut être

Et bien nous il nous aura bien soûlé ce San Pedro ! Mais quand même, c'est beau.


Geoof surplombe la Cordillera de la Sal aux abords de la ville de San Pedro de Atacama

Le mythique désert de San Pedro de Atacama. Autrefois il appartenait à la Bolivie mais lors de la guerre du Pacifique entre 1879 et 1884 le Chili le lui a subtilisé ainsi que la riche région minière d'Antofagasta. Les Boliviens ont pu dire au revoir à l'accès à la mer et le Pérou à la région d'Arica actuellement la plus septentrionale du Chili. Quoiqu'il en soit de son histoire, San Pedro est un lieu très, très, très apprécié des touristes ! Et pour cause en un lieu concentré vous pouvez trouver de multiples formations géologiques, des lagunas magnifiques aux couleurs riches et variées, des geysers, les trois célèbres vallées de la lune, de mars et de la mort, le tout entouré de volcans et de montagnes qui culminent à quelques 6000 mètres d'altitude. En plus de tout cela, c'est un lieu reconnu pour l'observation des étoiles, expérience déjà vécue pour nous sur la ruta de las estrellas en mieux et moins cher. Il est connu pour être le second endroit le plus désertique de la planète après une portion de l'antarctique, dans certaines des zones il ne pleut pour ainsi dire jamais. Cependant à cause du réchauffement climatique il est maintenant fréquent, voir annuel, que de fortes inondations frappent la région, ce fut le cas cette année. Nous arrivons à la fin de celle-ci mais il y a beaucoup de vestiges de la colère de la Pachamama, toute la partie sud du parc est fermée, les routes sont impraticables, il n'y aura donc pas de belles lagunas colorées pour nous. Tristesse. Le reste du parc est ouvert mais il nous est impossible de nous y rendre par nous-même, seulement avec guide en excursion. Adieu les balades à vélo dans la vallée de la lune ou le camping au pied du geyser... De plus, San Pedro est victime et son succès touristique tout y est très cher. Hors de question pour nous de mettre autant d'argent dans trois visites. Un exemple marquant du prix de la zone, si vous voulez faire le tour de 4 jours dans le sud Lipez - que nous allons faire par nos propres moyens - et dans le Salar d'Uyuni, il vous en coutera deux fois plus au départ de San Pedro au Chili que de Tupiza en Bolivie. Une autre bonne raison de revenir au Chili un de ces quatre, puis nous avions déjà vu une vallée de la luna en Argentine et nous verrons des geysers gratuitement en Bolivie. On essaie de se rassurer comme on peut et nous nous résignons donc à zapper tout ça... Une seule est possible, promener dans la Cordillera de la Sal et la Valle de Marso donc c'est parti !! Les paysages sont sublimes avec ces canyons de sel ou encore ces grandes dunes de sable fossilisées. On est quand même content de pouvoir voir au moins ça. De retour en ville on se console comme on peu, direction le bar avec un couple de Français fraîchement rencontré. Sur place on assiste à un petit concert et on déguste des Pisco Sour, LE cocktail du Chili. Finalement on essaye d'attendre un ou deux jours voir si la situation évolue mais non, il faut partir, on a du mal... Allez, c'est décidé, en route pour la Bolivie.


Désert de sel dans la Cordillera de la Sal

Le passage de frontière de Hito Cajon entre le Chili et la Bolivie

Sachez que pour des étrangers avec une voiture chilienne il est extrêmement difficile, voir impossible, de traverser la frontière de Hito Cajon vers la Bolivie et son sud Lipez. la faute à des douaniers corrompus et peu au fait des lois de leur pays qui, il faut le dire, sont un peu farfelues et fluctuantes. Il nous faudrait donc faire un détour de plus de 500 kilomètres - noooooon - pour rejoindre la prochaine étape de notre Odyssée. Nous décidons de prendre le risque et de tenter de passer par Hito Cajon. La frontière est à quasiment 5000 mètres d'altitude au pied du magnifique volcan Licancabur. Sa structure paraît plutôt miteuse, c'est un simple hangar posé au milieu de nul part, nous stressons un peu... Nous n'aimons vraiment pas ces passages de frontière ! Nous nous mettons dans la file et l'attente commence, nous sommes le seul véhicule particulier chilien conduit par des étrangers, il n'y a que des minibus d'excursion devant nous, pas de quoi nous rassurer. De repente - soudain un gentil monsieur des douanes sanitaires vient nous voir et nous dit texto : « Ne vous inquiétez pas, je vais vous faire passer. » Bon... nous entrons dans le hangar check-point et ce gentil monsieur va voir ses collègues de l'immigration, nous l'entendons les supplier, les por favor fusent, qu'est-ce qu'il se trame ici ? Finalement, ni une ni deux, nous voici tamponnés de notre sortie du Chili, une première bonne chose de faite. Reste le plus dur, la douane et la voiture... Là les douaniers sont réfractaires et nous disent que ce n'est pas possible car nous sommes étrangers et que nous n'avons pas de résidence permanente au Chili... Manon ne se laisse pas faire et sort l'adresse de Suzisantiago de tête. Notre sauveur en rajoute une couche et intervient, il affirme sans avoir rien vérifier que nous sommes en règle, que nous avons tous les papiers et une adresse au Chili ! Ça discute, ça discute jusqu'à ce que la douanière accepte enfin ! Ouiiiiiii ! Un grand merci monsieur inconnu, nous ne vous oublierons pas ! Nous pouvons passer, nous avons eu de la chance ! Hasta luego Chile, nos vemos, putain de trois mois de folie sur ton territoire !! Bolivie nous voici...


From San Pedro de Atacama with love.


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