Rencontre avec les orques dans le nord de la Norvège, un rêve d'enfant devenu réalité
- 28 déc. 2025
- 12 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 janv.
Pour certaines personnes, c'est une "activité" comme une autre. Pour nous, c'était - et c'est toujours - le rêve d'une vie ! Dans cet article on va vous raconter nos deux sorties pour rencontrer les orques, et ce qu'on ferait si c'était à refaire :
Bienvenue à Skjervøy, paradis des orques !
Notre histoire avec les orques
Leur grâce, leur intelligence, leur système matriarcal, leur différente manière de chasser selon où elles se trouvent sur le globe, leur méthode de communication sont autant d'arguments qu'on pourrait avancer pour expliquer notre amour pour ces êtres marins. Mais en réalité, c'est une fascination qui vient de l'enfance, de l'inexplicable.
Si nous avons décidé de nous rendre dans le nord de la Norvège, c'est précisément pour les rencontrer, ces reines de l'océan - et pour voir nos copains, et les aurores boréales aussi, tant qu'à y être ! Ce rêve d'enfance de Manon, initié par les 200 visionnages de Sauvez Willy et fougueusement transmis à Geoof, nous avait déjà menés à la péninsule de Valdès en Argentine lors de notre année en Amérique du Sud, et sur la péninsule de Snæfellsnes en Islande. Deux expéditions soldées par un échec, les orques avaient été vues "la veille", mais jamais "aujourd'hui". C'est la loi de la nature, et on l'accepte avec joie, elle fait partie du mystère et de la beauté des rencontres sauvages. Mais mais mais, dans le nord de la Norvège, si on va au bon endroit, il n'y a pas tellement de place à l'échec tellement il y a d'orques. En tout cas c'est ce que nous ont dit nos amis norvégiens. Et on était loin d'imaginer à quel point ils avaient raison.
Il y a des rêves qui, même quand on les réalise, ne perdent rien de leur intensité.
Rencontrer les orques en Norvège coûte cher : le projet vs. la réalité
L'idée initiale était de partir 3 jours en mer pour nager avec les orques et les baleines à bosse. Mais il faut savoir que cette petite expédition a un prix... salé ! Nous avions jeté notre dévolu sur Valhalla Expedition qui a l'air vraiment trop génial, mais le calcul est simple : pour 3 jours, c'est 3000€ par personne. Nous avons tenté d'envoyer un timide e-mail expliquant que c'était un rêve hors budget, qu'on était dispo pour travailler mais il a été répondu par la négative. On comprend, ça valait quand même le coup d'essayer !
Nous voilà donc en quête d'un programme moins cher... Et là on dit un grand MERCI à notre ami Jonathan qui nous a dégoté le truc parfait. Je ne trouvais pas grand chose sur la toile et voilà qu'il m'envoie le site d'une compagnie, Lofoten Opplevelser, avec sortie à la journée dans le prix bien plus raisonnable de 325€.
Les semaines passant, on s'est dit que c'était vraiment dommage d'aller si loin, au-delà du cercle polaire arctique, et de ne tenter l'expédition qu'une seule fois. Seulement voilà, on savait déjà qu'il n'y avait plus aucune place pour les sorties snorkeling - il faut s'y prendre vraiment à l'avance... On s'est donc rabattu sur une sortie en catamaran électrique silencieux. Et on ne regrette pas !

Une première rencontre avec la compagnie Brim Explorer
Départ de Tromsø
Prix : 170€ par personne
Durée : 9h
Nous voilà à 7h du mat en train de déambuler dans les rues de Tromsø en direction du port, à la recherche de notre vaisseau pour la journée. Il est beau, il est gros ! Nous sommes une cinquantaine à faire la queue mais ça ne s'entend pas, tout le monde est encore dans les vapeurs du lit. On s'installe à bord, le coeur tout excité. Tromsøya est rapidement derrière nous et on avance au milieu des fjords sous un ciel clair et rose. C'est juste magnifique. Quand le ciel n'est pas voilé, les lumières du grand nord sont juste hors du commun. On est étonné de voir le long des côtes de ces fjords isolés, des petits villages perdus au milieu de nulle part... Quelle vie ça doit être. L'équipage - principalement composée de frenchies ^^ - nous fait des interludes pour parler de la formation des fjords, des baleines, des orques, du Gulf stream...
Impatiente que je suis, je suis notre position sur Google Maps pour voir quand est-ce qu'on arrive aux alentours de Skjervøy, dans le-dit fjord appelé paradis des orques. On s'équipe comme des oignons et on sort. L'air est vivifiant - c'est marrant comme certains mots peuvent faire passer la "souffrance" pour de la poésie haha. Et puis là ! Quoi ? Un souffle ! C'est une baleine à bosse. Geoof est trop marrant, il fait son ronchon car ce n'est pas une orque. Alors que tout le monde regarde ce grand dos gris, lui est déterminé à trouver les stars des lieux, alors il regarde partout et là-bas, au loin, il voit des souffles groupés qui ressemblent très fortement à un pod...
Nous voyons des orques pour la première fois de notre vie - j'ai la larmichette qui remonte en écrivant ces lignes. On est vraiment submergé par l'émotion. Ça faisait des années qu'on attendait ce moment, des années ! Et puis là, on va être servis au-delà de toutes nos espérances. On se sentait déjà chanceux d'avoir une météo si clémente, la suite allait être autrement plus incroyable. Les orques sont clairement venues à notre rencontre, et ont suivi notre bateau pendant 1 heure ! C'était fou. On a vu 3 pods différents d'une dizaine d'individus à chaque fois, avec des tout petits, le ventre encore jaune, qui sautaient hors de l'eau avec l'énergie de l'enfance. Puis voilà qu'elles se sont mises à chasser avec la technique propre au nord de la Norvège : le carrousel feeding. C'est devenu un chaos d'orques qui tournent en rond, qui frappent avec leur caudale... Des dizaines et des dizaines d'oiseaux sont arrivés dans un joyeux vacarme. On était comme des gosses. Puis un aigle marin, incroyable, est venu piquer un poisson assommé par le travail des orques... Piouuuuf c'était complètement ouf ! On ne vous cache pas que le froid était mordant, les doigts nous faisaient particulièrement souffrir mais hors de question de rentrer au chaud. Nous sommes restés les derniers sur le pont, les yeux tout brillants.
Pour les curieux : La technique du carrousel feeding
Dans les fjords du nord de la Norvège, là où l’hiver concentre les bancs de harengs dans des eaux froides et sombres, les orques déploient une technique de chasse collective fascinante : le carousel feeding. C’est lorsque la surface semble soudain s’animer, que l’on comprend que quelque chose se joue sous l’eau. Après avoir localisé un banc de harengs grâce à l’écholocation, plusieurs orques l’encerclent lentement, décrivant des cercles de plus en plus serrés, montrant leurs ventres blancs pour effrayer les poissons. Pris au piège, ces derniers se regroupent en une boule dense et mouvante, parfois repoussée vers la surface. Un ou plusieurs individus frappent alors la masse de harengs d’un puissant coup de nageoire caudale. Ces tail slaps suffisent à étourdir ou tuer plusieurs poissons en un instant.
Les orques consomment alors leurs proies avec une précision étonnante, en ingérant surtout les parties riches en énergie et en rejetant fréquemment les têtes et les arêtes, que l’on peut parfois voir flotter. Ces grosses mâchoires arrivent à lever les filets, c'est incroyable. Longtemps, cette chasse s’accompagnait d’une activité sonore intense. Les orques étaient connues pour vocaliser afin de coordonner leurs mouvements autour du banc. Pourtant, aujourd’hui, de nombreux guides et observateurs notent un changement frappant : le silence domine presque entièrement. Une discrétion qui intrigue, surtout depuis le retour massif des baleines à bosse dans les fjords norvégiens. Attirées par les mêmes concentrations de harengs, les baleines à bosse peuvent profiter du travail des orques, traversant les boules de poissons pour rafler la mise en un seul passage. Face à cette concurrence accrue, plusieurs spécialistes avancent l’hypothèse que les orques auraient adapté leur comportement et réduit certaines vocalisations afin de rendre leur chasse moins détectable. Fascinant !
Observer le carousel feeding dans ce décor de montagnes enneigées et de lumière hivernale, c’est assister à bien plus qu’une scène de chasse. C’est entrevoir une intelligence collective en action, une culture animale vivante, modulée par les saisons, les fjords, et les autres habitants de ces eaux arctiques.
Une seconde rencontre avec la compagnie Lofoten Opplevelser
Départ de Skjervøy
Prix : 325€
Durée : 5h
Autre compagnie possible pour le snorkeling à la journée : Whale2sea
Nager dans les eaux sombres de l'Arctique est déjà une expérience en soit. Et elle commence par une bonne préparation à base de couches de vêtements. Cette sortie se fait en combinaison étanche, ce qui veut dire qu'on peut être complètement habillé dessous, au sec, et ça, ce n'est pas pour me déplaire. J'appréhense un peu le froid. Sous-couche en mérinos, pull over en laine, combinaison d'astronaute et enfin combinaison étanche - les deux combinaisons sont fournies par la compagnie. Il faut clairement se mettre à plusieurs pour enfiler tout cet attirail. On ressemble à de grosses patates sans cou, la grande classe...
Une fois prêts, on rejoint un bateau pneumatique bien différent du gros catamaran de Brim Explorer. Nous ne sommes qu'une quinzaine à bord, guides et capitaine compris. La peur et l'excitation commencent à monter, et comme la dernière fois, le ciel est en feu, c'est totalement incroyable et magnifique. Sûrement le plus beau lever de soleil que j'ai vu de ma vie, la neige blanche s'est teintée de rose, l'eau grise est devenue orange. C'est vraiment sublime.
À peine sortis du port, les voilà. On n'en revient pas... Deux pods se baladent autour de nous, ils sont si proches ! Mais il y a un mais, une ombre au tableau : nous ne sommes clairement pas seuls. De nombreux bateaux de whale watching tournent autour des orques et me laissent un sentiment inconfortable. Pour en avoir discuté après avec d'autres touristes qui ne viennent que pour les orques, c'est apparemment très rare de voir autant de bateau autour des animaux. Ce jour-là, si le ciel est limpide, le vent lui est puissant rendant la houle importante et la navigation compliquée. Alors les bateaux sont restés proches du bord, protégés de la haute mer par les fjords. Notre capitaine semble lui aussi gêné par la situation - je l'aime bien - et il va prendre une décision qui ne va pas plaire à tout le monde. Il refuse qu'on se mette à l'eau prétextant la sécurité par rapport aux hélices des autres bateaux, et décide de filer en mer, qu'importe les conditions.
C'est vrai que ça secoue, c'est même sacrément vénère ! On croise des orques mais les vagues sont trop dangereuses pour se mettre à l'eau. On sent poindre une petite déception même si le bonheur prédomine. Et puis, chance inouïe, on assiste à un spectacle qu'on n'avait jamais vu ! Deux baleines à bosse se prêtent à une chorégraphie de caudale, elles les font claquer, elles sortent quasiment de tout leur corps, queue en premier et se laissent retomber dans d'énormes gerbes d'eau. Elles n'ont pas du tout l'air perturbées par notre présence au point que le capitaine nous dit de nous mettre à l'eau. Elles sont si proches, j'en mène pas large mais l'appel de l'océan, si vous l'avez, vous l'avez. Clairement on les a dérangées, car au moment où on s'est mis à l'eau elles sont parties, et l'une d'elle est passée sous mes pieds, ombre noire gigantesque aux ailes blanches... C'était totalement différent de notre expérience à la Réunion. L'excitation passée, on sent l'eau s'infiltrer autour de la tête... Cette partie de la combinaison n'est pas étanche et ouah, c'est froid ! Mais notre chaleur corporelle réchauffe vite l'eau piégée dans la cagoule. Une fois à bord je réalise que je suis la seule à avoir vu la baleine sous l'eau. Geoof lui était en train de sauver un nageur bec dans l'eau qui n'arrivait plus à se mettre sur le dos avec cette énorme combinaison étanche. Quel homme mon homme. Le gars viendra le remercier longuement à la fin de la sortie, il s'est vu se noyer. Si je raconte ça, c'est aussi pour dire que ce n'est pas rien de nager dans les eaux arctiques, si ce n'est pas difficile, il faut avoir un peu de sang froid. D'ailleurs, après coup, on se dit que la combinaison étanche n'est franchement pas nécessaire. Le froid se réchauffe vite avec les combinaisons semi étanches et on s'y habitue, alors que se mouvoir avec cette énorme couche, c'est quasiment impossible et très dérangeant. On les soupçonne de faire ça pour garder un oeil sur ces humains trop contents de rencontrer des orques.
On file dans un fjord où le capitaine a bon espoir de voir les orques. Mais elles ne sont pas là. Les mauvaises conditions de mer ont surement affecté leurs habitudes car ce n'est pas si souvent qu'il y a autant de houle.
On fait demi tour, on croise quelques orques esseulées, un groupe, et on kiffe même si ça bouge, même s'il fait froid. Finalement, le froid du vent est plus agressif que le froid de l'eau et on se recroqueville sur nous. De retour à l'endroit où on les a vues en premier ce matin, il y a beaucoup moins de bateaux, certains sont rentrés au port car il y a un bus à 16h pour Tromsø. Par chance, personne sur notre bateau ne doit le prendre. Alors on attend un peu, il y a toujours autant d'orques et on tente une nouvelle mise à l'eau. Les orques répondent par un sondage - fait de plonger plus en profondeur. On n'a pas envie de les embêter, on sait que quand elles en ont envie, qu'elles se sentent bien, elles sont plutôt tout l'inverse, de nature très curieuses, elles viennent voir les plongeurs, leur font des rasés, etc. Là ce n'est pas du tout le cas. On remonte sur le bateau et on rentre. Des images plein la tête. Ces rencontres sont tellement, tellement magiques.
Deux options qui se critiquent !
Dans le gros bateau, l'équipage disait qu'il ne faut pas se mettre à l'eau avec les orques, que ça les embête. Dans le petit bateau, l'équipage râlait que les gros bateaux barraient la route des orques, que ça les embête. Vous l'aurez compris, ça se tire dans les pattes. Alors oui, on ne va pas se mentir, nos activités humaines sont très probablement gênantes pour les orques ! Mais au fond on ne sait pas ce qu'elles pensent et une part de moi a envie de croire qu'il existe un monde, un temps, où les animaux aiment se découvrir.
Rencontre avec les orques, où les voir dans le monde ?
Si vous rêvez de rencontrer les orques dans leur milieu naturel, voici les meilleurs spots :
🇳🇴 Nord de la Norvège (Tromsø, Skjervøy, fjords du Finnmark)
Les orques y sont surtout observées en hiver, lorsqu’elles suivent les grands bancs de harengs concentrés dans des fjords étroits. Elles sont célèbres pour leur chasse en carrousel feeding, une stratégie collective spectaculaire. Les interactions avec les baleines à bosse sont fréquentes, et la lumière hivernale ainsi que les paysages enneigés rendent l’expérience absolument magique.
🇮🇸 Islande
Comme en Norvège, les orques islandaises suivent les migrations de harengs et utilisent des techniques de chasse coopératives similaires. Elles sont souvent observées près des côtes, dans des paysages volcaniques spectaculaires, et leur comportement est bien documenté grâce à des décennies de recherche. Certaines zones, comme la baie de Skjálfandi, offrent des observations fréquentes de jeunes orques jouant près des bateaux.
🇨🇦 Colombie-Britannique (détroit de Johnstone, Vancouver Island)
Cette région abrite plusieurs écotypes distincts d’orques, notamment les résidentes, spécialisées dans la chasse au saumon, et les transientes, prédatrices de mammifères marins. Les résidentes sont connues pour leurs vocalisations complexes et propres à chaque clan, tandis que les transientes chassent de manière très discrète et silencieuse.
🇺🇸 État de Washington (Salish Sea)
On y observe surtout les Southern Resident Killer Whales, une population emblématique mais menacée. Leur spécificité réside dans leur forte dépendance au saumon chinook et dans leur culture acoustique très marquée. C’est l’un des endroits où l’étude scientifique des orques est la plus avancée.
🇦🇷 Patagonie – Péninsule de Valdés
Ici, les orques sont célèbres pour le beaching intentionnel, une technique de chasse spectaculaire et rare. Elles se jettent volontairement sur la plage pour capturer des jeunes lions de mer avant de se laisser glisser à nouveau à l’eau. Ce comportement est culturel, transmis uniquement au sein de certaines familles.
🇳🇿 Nouvelle-Zélande
Les orques néo-zélandaises se distinguent par un régime alimentaire varié, incluant raies, requins et poissons benthiques. Elles sont souvent observées très près des côtes et présentent parfois une usure marquée des dents, liée à ce type d’alimentation. Leur présence est fréquente mais imprévisible.
🇯🇵 Hokkaidō (nord du Japon)
Encore relativement confidentielle, cette région permet d’observer des orques dans des eaux froides et riches, souvent associées à d’autres grands cétacés. Les populations y sont peu étudiées, ce qui confère aux observations un caractère très sauvage et mystérieux.
🇷🇺 Extrême-Orient russe (péninsule du Kamtchatka, îles Commander)
Ces zones accueillent des populations d’orques peu connues, vivant dans des écosystèmes préservés. On y observe différents écotypes et comportements de chasse variés, souvent dans des paysages spectaculaires, entre volcans et banquises. L’isolement et la rareté des expéditions rendent les rencontres exceptionnelles.
🇦🇶 Antarctique
Les orques antarctiques se déclinent en plusieurs types distincts (A, B, C…), avec des morphologies et comportements différents. Certaines provoquent des vagues coordonnées pour faire tomber des phoques de la banquise. Leur contraste noir et blanc est accentué par le milieu polaire, et leurs stratégies collectives sont fascinantes à observer.
🇿🇦 Afrique du Sud (Gansbaai, False Bay)
Les orques côtières sont souvent observées près des phoques et des colonies de pinnipèdes. Certaines familles pratiquent un comportement rare et spectaculaire : elles peuvent s’attaquer à de grands requins blancs en utilisant la tonic immobility, technique sophistiquée pour immobiliser et consommer le foie du requin. Les phoques restent leur proie la plus fréquente.
Et si c'était à refaire ?
Cette question on se l'est beaucoup posée car on compte bien revenir à la rencontre des orques. Et clairement, la prochaine fois, on retournera ici, à Skjervøy, et on partira pour 3 jours en mer. La Colombie Britannique, ou l'Afrique du sud, nous diraient bien aussi mais on continue avec notre idée de favoriser le voyage sans avion le plus possible et donc si on a juste 3/4 semaines de "vacances", on favorisera la Norvège qu'on peut atteindre en train.
C'est avec des rêves d'orques plein la tête que je termine cet article, tellement reconnaissante d'avoir pu les rencontrer, et tellement impatiente de les rejoindre à nouveau.
Aller plus loin : lire Frère des orques de l'apnéiste Pierre Robert de Latour
From Skjervøy with love.















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